Prédiction : pourquoi les WebTV, « ça ne marchera jamais » 1
Je prends le paris : « La WebTV, ça ne marchera jamais ! ».
Google, Apple et consorts semblent ces derniers temps avoir beaucoup investi sur la TV connectée à l’Internet, mais Free, qui a aujourd’hui dévoilé sa nouvelle « Box », est le premier acteur français à hypothéquer l’avenir de ce qu’on nous promettait comme l’évolution certaine de nos salons.
La télévision : un objet connectable, mais éteignable
Si la télévision est certainement, avec l’ordinateur, l’objet du foyer diffusant le plus de médias, elle possède une lacune importante qui l’empêchera de devenir le carrefour de l’Information au sein d’une habitation : la plupart du temps, elle est éteine.
Or, le graal, le « HouseHub » si largement dépeint ces derniers temps ne peut se payer le luxe d’être indisponible à tout objet souhaitant se connecter à lui, ou lui pousser de l’information.
La télévision : un objet connectable, mais non connectant
Un autre aspect proche mais tout aussi handicapant est l’absence, dans les télévisions « Web » que l’on voit fleurir dans les magasins, de modem intégré. Cela signifie que la télévision est destinée à être un simple périphérique satellite de votre foyer, où tout objet connecté dépend finalement de la box mise à disposition par le Fournisseur d’accès Internet.
À partir de cette observation, il est légitime de se poser une question simple : quel intérêt y a-t-il pour une télévision à dupliquer des fonctionnalités et des applications « connectées » déjà potentiellement présentes sur un objet auquel elle est déjà naturellement reliée, à savoir la Box du fournisseur d’accès ?
Un univers on ne peut plus hétérogène
Les consoles de jeux vidéos sont à mon avis un bon outil pour aider à pronostiquer sur l’avenir des WebTV. Il s’agit en effet des objets les plus fortement reliés à la télévision de nos jours, et les plus proches de ce qu’on pourrait imaginer comme étant un « ordinateur de salon ». Or force est de constater que ce secteur n’a jamais su laisser de place à plus de trois acteurs sur une même période, et cette tendance est d’autant plus importante de nos jours car, les jeux actuels coutant de plus en plus cher à réaliser, les éditeurs ne pourraient se permettre le développement de l’adaptation de leurs produits à une demi-douzaine de plateformes différents.
Tout cela pour dire que la fragmentation, au niveau des applications « de salon », n’a jamais pris. Et quel objet technique complexe pouvons-nous trouver de plus divers, dans les foyers, que la télévision ?
Conclusion : la WebTV utile et puissante, ce n’est pas pour demain
Bien sûr, nous verrons malgré tout continuer à fleurir chez les revendeurs des télévisions connectés à l’Internet. Bien sûr nous pourrons accéder à YouTube, DailyMotion, Facebook et Spotify sur nos téléviseurs. Mais est-ce réellement tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un objet dont que évolutions techniques des dernières années littéralement transformé (HD, 3D, etc.) ?
Le pari est pris. Pour ma part, je me placerai du coté des WebTV-sceptiques, mais surtout du coté de ceux qui voient l’avenir du Foyer connecté en l’avènement de « Box » nouvelles génération, véritables « Hubs » médias/domotiques/applicatifs, tout aussi capables de diffuser des films que de fermer les volets de votre véranda lorsque la nuit tombe.
L’avenir tranchera !
PS : Quitte ou double : vers la disparition totale des télévisions ?
Un pari supplémentaire ? Plus risqué alors : et si la télévision telle que nous la connaissons disparaissait ?
Des produits tels que TiVo ont déjà, depuis quelques années, transformé la télévision en un objet sur lequel l’utilisateur prend de plus en plus le contrôle. L’avènement de YouTube ou DailyMotion accentue ce contrôle, et remet de plus en plus en question la nécessité d’être des chaines historiques.
Et si la vraie information était celle que l’on choisissait, celle qu’on voulait bien se laisser « Pusher », plutôt que celle qu’on veut bien nous servir à défaut d’autre chose … ?