L’histoire de mon Web 0
Le premier site Internet que j’aie réalisé (à titre amateur, j’étais alors collégien) avait été développé (…) sous Frontpage. Je me rappelle qu’à l’époque, ne connaissant rien au HTML/CSS et consors, j’avais été grandement enthousiasmé par les incroyables possibilités et la facilité d’utilisation de ce logiciel.
J’ai ensuite compris assez rapidement les limites du WYSIWYG – qui à l’époque, pour Frontpage était un « WYG sur Internet Explorer » – et j’ai entrepris l’apprentissage du HTML, CSS, JavaScript, et enfin du XHTML.
L’aspect que je trouvais le plus élégant dans ces langages était la manière dont ils se répartissent la présentation du contenu en couches imbriquées :
- Structuration (HTML)
- Présentation (CSS)
- Comportement (JavaScript)
Ce qui m’intéressait tout particulièrement, c’était la direction dans laquelle souhaitait se rendre le W3C : vers un HTML « XML-isé », le plus agnostique possible du média sur lequel il était diffusé, mais surtout plus structuré, plus strict et plus « pur ».
À l’époque (ça devait être aux alentours de 2004), j’avais également eu vent d’un HTML5 (sans X devant), disputant à XHTML2 l’héritage du HTML. Ce langage était sensé apporter entre autres et de nouveaux concepts (web sémantiques) et de nouvelles fonctionnalités (possibilité d’embarquer du contenu audio et vidéo) : il était donc complètement à l’opposé de la philosophie du XHTML. Et une source d’incompréhension pour moi.
À l’époque, YouTube n’existait pas, et les vidéos et l’audio embarquées n’étaient pas légion, et les connexions d’alors n’encourageaient pas forcément leur utilisation, je ne comprenais donc pas l’intérêt des balises Média. De plus, de nouvelles balises, ça voulait dire de nouveaux éléments à supporter pour les navigateurs, et vu les énormes différences qui existaient alors entre les rendus des différents navigateurs du marché d’alors pour une même page …
Et pourtant, c’est bien le HTML5 qui a gagné ! Malgré les orientations initiales du W3C, XHTML2 a été délaissé au profit de HTML5, la vidéo arrive dans les pages Web (sans Flash !), et le HTML a définitivement échangé ses rêves d’universalité contre un pragmatisme à toute épreuve.
Et c’est tout de même (c’est avant tout) une victoire du Web !
Mais je disserterai sur ça plus tard … :-).